lundi 31 décembre 2007
Sous le signe des Rêves et de la Vie
Voilà, je suis arrivé hier à Mindelo, après quinze jours de pirate à bord du Shark. Nous avons visité les îles désertes du Cap-Vert, bouffé du poisson tous les jours, plongé dans des eaux de cartes postales, etc...
Là, je suis à nouveau à la recherche d'un bateau pour traverser et il se peut que cela aille très vite car j'ai croisé des potes de Las Palmas et il se pourrait bien que je parte avec eux direction Saint-Martin.
Ce soir, c'est le réveillon et je vais aller tester l'ambiance des nuits mindéleses.
Sur ce, je vous souhaite une très bonne année, placée sous le signe des Rêves et de la Vie.
Vivre ses rêves, c'est planter les germes de nouveaux...
Ben.
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lundi 24 décembre 2007
samedi 22 décembre 2007
Canaries -- Cap-Vert et visite
D'abord, je suis en vie et la traversée avec le trimaran a été des plus sportive.
Nous sommes partis le vendredi avec 25 nœuds dans le dos. Dès la sortie du port, nous avons cassé la drisse de spi, puis l'enrouleur de génois deux heures plus tard. Ce n'était pas pour me déplaire car Philippe semblait très pressé et voulait balancer toute la toile. Avec cette avarie, nous étions réduits à la grande voile. Nous faisions quand même des surfs à 15-16 nœuds.
La première nuit a été tendue car j'avais l'impression d'être dans un kart sur l'autoroute et de ne pas pouvoir descendre. J'ai mis 24h pour commencer à me détendre. Je ne dormais pas et ne mangeais pas.
Puis, la nuit suivante, ce fut le pied total. J'ai commencé à mieux comprendre le bateau et à me rendre compte qu'il tenait parfaitement les surfs. Alors, les sensations fortes ont commencé. La mer était luminescente avec le plancton et le bateau laissait un sillage de lumière sur au moins 50 mètres. Les mêmes sensations que le snowboard.
Le troisième jour, le vent a commencé à baisser et nous avons pu réparer la casse du départ et du coup rebalancer le spi. J'ai barré tout mon quart de nuit d'après pour surfer un peu.
Le lendemain, début de pétole... on croise un gros requin puis un troupeau de globicéphales. On décide de le suivre et du coup de faire du près pour les observer. Et là...le drame. L'étai est cassé. On repart direct vent arrière pour éviter de se prendre le mât sur la tête et Philippe part en mission en haut du mât pour le remplacer par un bout. On prie pour ne pas avoir à faire du près avant la fin du voyage. Il reste 200 milles.
La nuit suivante est une horreur : il n'y a pas de vent, le bateau et nous-mêmes sommes trempés par l'humidité de l'air. Je me transforme en poisson. Il n'y a plus un endroit sec sur le bateau. Heureusement avec le soleil, l'humidité s'en va et cette fois c'est le pilote qui lâche. Re-atelier bricolage en électricité cette fois. Trois heures après, il refonctionne à merveille. Le soleil se couche et le Cap-Vert est à moins de 100 milles.
Le lendemain, nous apercevons Sal vers 12h. Un dernier plat de pâtes à l'eau de mer et nous arrivons vers 15h à Palmeira. A 16h je suis sur le quai et Philippe est déjà reparti vers de nouvelles aventures.
Je n'ai nulle part où dormir et suis explosé de fatigue de ces 5 jours de nav. Un local passablement éméché me propose de dormir chez lui. Pas le choix, j'accepte. Il me fait faire le tour de la ville, du petit boui-boui de la grand-mère (où j'ai consommé), au bordel (où je n'ai pas consommé). Enfin, vers 21 h, je m'endors pour la première fois sur la terre ferme depuis 3 mois.
Le lendemain, je me fais héberger par Pierre et Céline sur un 35 pieds «PETER PAN». J'y passe deux jours absolument délicieux pour me reposer. Durant ces deux jours, je fais la connaissance de l'équipage du «SHARK». Ils vont à Mindelo doucement, en une semaine, une semaine et demi, le temps de visiter les îles du nord.
Dimanche, j'ai embarqué avec eux et depuis je me la coule douce, sur un 18 mètres. L'équipage est vraiment cool et ils viennent de Montreuil. Le monde est petit.
Voilà, je fais un peu de tourisme au Cap-Vert. Je mange du poisson que l'on chasse tous les jours, plonge dans des eaux de cristal où se prélassent poissons multicolores et requins. En gros c'est le pied...
Le Cap-Vert est un pays hyper tranquille et les habitants très accueillants. Courez-y vite.
Sinon, le programme est le suivant. Quelques jours encore pour aller à Mindelo en passant par Santa Lucia, petite île déserte, puis recherche d'un bateau pour traverser. Cette fois c'est la bonne.
Je vais fêter mes 28 révolutions autour du soleil avec le «SHARK».
Ben.
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vendredi 14 décembre 2007
Bien arrivé aux îles du Cap-Vert
Mouillé, mais heureux !
J'ai trouvé un voilier pour Mindelo (île de Sao Vincente).
Je vous envoie bientôt plus de détails.
Ben
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mardi 11 décembre 2007
Les îles du Cap-Vert
Pour agrandir la carte, cliquez dessus.
L'archipel du Cap-Vert, îles d’origine volcaniques, se trouve dans l'Océan Atlantique, à 300 milles au large des côtes du Sénégal, s’étend sur plus de 150 M. Le plus haut sommet, 2829 m, se trouve sur l’île de Fogo.
L'archipel est divisé en deux. Les îles de Barlavento (îles du vent) au nord et les îles de Sotavento (îles sous le vent) au sud. Praia, la capitale est sur l'île de Santiago.
Les premiers colons portugais arrivèrent dans l’archipel inhabité en mai 1460, nous dit le site du gouvernement capverdien.
La colonie portugaise prospère au XVII ème siècle "grâce" au commerce des esclaves. Elle accéda à l’indépendance le 5 juillet 1975.
La brume est fréquente et la mer souvent très colorée entre les îles.
Les îles sont accores. La sonde des 3000 m (trois mille mètres) passe souvent à moins de 5 M de la côte (9 km environ). A titre d’exemple, en Bretagne sud, la sonde des 200 m (deux cents mètres) est située à 90 M (160 km).
Un lien avec beaucoup de photos de l’archipel : Le voyage de Céphée,
G.
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dimanche 9 décembre 2007
Météo du dimanche 9 décembre vers 16H GMT
vendredi 7 décembre 2007
Vamos to Africa
Salut à tous,Je suis parti aujourd'hui vers 16H.
Quoi dire ? La semaine à Las Palmas a été très riche en rencontre.
L'activité principale dans un port est le bla-bla. J'ai beaucoup pratiqué et maintenant il est temps de partir en laissant derrière moi des rencontres formidables et peut-être des gens que je recroiserai sur mon chemin, ou peut- être pas.
Qu'importe, le partage en est d'autant plus intense.
J'ai embarqué sur un trimaran de 6.50m (Quemasbis V, voir ci-dessus), direction le Cap-Vert. Il est équipé d'une balise pour la sécurité. Vamos to Africa.
Le gars avec qui j'embarque a 30 ans, est français et bien cool. On va au Cap-Vert ensemble et après je trouve un autre bateau pour traverser.
Je vous donne plus de nouvelles dans une grosse semaine sur la traversée et sur le reste.
Ben.
