Salut à tous,
Cela fait maintenant plus d'une semaine que je suis à Almerimar. Je suis encore sur le bateau d'Andrew même si celui-ci est retourné en Ecosse hier. J'ai tout ce dont j'ai besoin. Un bateau très confortable où attendre, des compagnons sur le port très agréables, le soleil, etc... Pourtant, je me pose de nombreuses questions et j'ai du mal à être en paix.
Voilà la situation. J'ai rencontré un couple d'allemands d'une trentaine d'années qui voyagent avec leur petite fille âgée de treize mois et qui veulent faire la transat sur leur bateau. Le Feeling est très bon. Le seul hic est qu'ils naviguent dans un rythme très lent. Ils ne partent que dans deux semaines, veulent traîner le long des côtes marocaines pour finalement faire la transat durant le mois de janvier. Ce programme a tout pour me plaire mais ne correspond pas au planning que je m'étais fixé avant de partir. De plus, l'expérience passée, m'a montré que l'on ne connaît les gens que lorsque l'on a navigué avec eux et la perspective de passer deux semaines à attendre sur le port pour finalement me rendre compte que l'on ne peut pas faire route ensemble ne m'enchante guère.
Je continue donc à chercher à côté mais les opportunités ne se présentent pas. J'ai tout fait : aller toquer à tous les bateaux, déposer des petites annonces dans les endroits stratégiques du port, tous les jours, je me rends à la capitainerie pour me mettre au courant des nouveaux bateaux arrivés. Pour l'instant rien.
Beaucoup de questions et de doutes m'assaillent : Suis-je au bon endroit pour retrouver un nouveau bateau ? Dois-je aller jusqu'à Gibraltar malgré les différents avis que l'on m'a donné sur cet endroit ? Dois-je attendre les allemands ? Est-ce vraiment important de traverser en novembre ou en décembre ? Pourquoi je me mets la pression par rapport au temps ? Dois-je prendre un ferry ou un vol pour Gran Canaria où je trouverai à coup sûr une embarcation pour traverser ? Enfin voilà, période de déséquilibre mais finalement n'est-ce pas comme cela que l'on avance ?
La seule chose qui est intacte est l'envie de réaliser ce rêve à tout prix. Je n'ai pas perdu le cap, je suis seulement en train d'examiner les différentes routes possibles. Et comme le dit mon hôte :" what you want is not necessarly waht you need."
Je vais donc travailler ma patience, laisser la vie me faire des signes pour me guider vers le bon choix et peut-être la chance viendra croiser mon chemin.
Je vous embrasse tous.
Ben.
mercredi 7 novembre 2007
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