samedi 24 novembre 2007

La traversée de Gibraltar aux Canaries

Un petit résumé de la navigation dans les détails techniques si ça vous intéresse.

Le premier jour, mardi, nous avons quitté Gib vers 6 h du mat au moteur, car le vent était très faible, inférieur à 5 nœuds. Nous avons fait du moteur jusqu'à la nuit et je me suis d'ailleurs payé un filet dérivant car je ne connaissais pas ce genre de piège à la con, heureusement que nous avions ce genre de cata car les dérives et les safrans se relèvent, ce qui est bien pratique.

Ensuite la nuit, un vent de 10 nœuds au portant nous a poussés lentement jusqu'au petit matin. Là, il s'est un petit peu renforcé et est monté progressivement jusqu'à 15-20 nœuds jusqu'au lendemain matin.

A midi, nous avons eu la visite de capitaine "Igloo" qui nous a apporté de la dorade coryphène. C'est un cata français, "Igloo", qui nous a rattrapés, intrigué de voir un si petit bateau, si loin des côtes.

La deuxième nuit a été un petit peu angoissante car je ne connaissais pas le bateau et ses réactions, mais tout s'est très bien passé, le bateau filait à 8-9 nœuds.

Le lendemain, l'inverse, le vent a molli jusqu'au matin suivant, pour finir par pétole la plus complète. C'est ce matin là où j'ai vu les baleines.

Ensuite, nous avons fait près de 48 heures de moteur en regardant nos provisions de super disparaître avec inquiétude car nous n'avions en partant que 60 L. Dès qu'il y avait un petit souffle, nous l'éteignons pour se reposer et sauvegarder nos réserves.

Le vent s'est finalement remis à souffler samedi soir et nous a permis de finir à la voile jusqu'au lendemain soir mais nous étions au près. Ce n'était pas forcément un problème car nous avons eu une houle de 2-3 mètres de NW pendant tout le trajet et le vent contraire n'a pas eu le temps de lever une mer, il l'a juste aplatie. Voilà.

Sinon, question fatigue, je n'en ai pas souffert du tout, ce qui est plutôt étonnant car je dormais environ 4-5 h par jour. Nous avons très bien mangé malgré le réchaud à alcool qui limitait les possibilités.

Bien sûr, nous avons pris de l'eau tout le temps mais dans les coques nous nous organisions pour que ça reste sec, ce qui fait que l'on avait tout de même un peu de confort.

Ah oui, j'oubliais, j'ai été sujet à quelques hallucinations, auditives notamment, j'entendais des gens discuter à coté de moi et j'ai vu un chat à bord.... Je ne sais pas si c'est coutumier lorsque l'on fait une traversée où il n'y a rien pour occuper l'esprit.
Voilà pour le résumé de la traversée.

Aujourd'hui, je suis à Corralejo à Fuerteventura. Premier contact avec la civilisation depuis deux semaines, c'est excitant et agressif à la fois.

Hier, nous avons fait 60 milles en 7h30, ce qui fait une moyenne de 8 noeuds. C'était énorme. Notre meilleur score a été 12 nœuds.

Ben.


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1 commentaire:

Gémo a dit…

Je comprends que ce soit humide quand il y a des vagues ou des embruns!

Avez-vous navigué longtemps avec le spi ?
G.